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1er janvier 1998 Versailles 4h :30

Ca y est , c’est le départ. Après pratiquement un an de préparation physique et presque la même chose en recherche de sponsors ,nous voilà prêts , l’estomac noué , Damien , Mario et moi-même , à monter sur le podium . Mario nous avait prévenu ,  «  le Dakar , on sait que c’est dur , et bien c’est encore pire que ça » .Alors , n’étant pas un top pilote , j’ai misé le tout sur la condition physique , deux heures par jour de muscu , vtt , footing , piscine , la totale quoi , depuis février ......dur , mais le résultat est là .
Avec à peine 3 heures de sommeil , nous voilà partis pour mille bornes , direction Narbonne , avec arrêt prévu dans la gadoue de La Châtre . Pas vraiment terrible pour tester le 400XR version Rallye , des ornières partout , du gras , de l’herbe et les bécanes montées en pneus trail , bref , une grosse suée dans l’équipement hiver .

Après avoir changer le pignon de sortie de boîte contre un 16 dents , pour moins se traîner sur les 650 bornes restant à faire , nous sommes repartis saluant les rescapés du réveillon tout le long du parcours et c’est vrai que le voyage nous a paru moins chiant . Après la station essence , premier problème ; n’ayant pas eu l’occasion de faire les pleins des 2 réservoirs , ni d’ailleurs de faire le moindre essai  de la moto pour cause de livraison tardive de Honda France , l’essence se met à refouler par le reniflard du bidon avant doté pourtant d’un clapet anti-retour . Pas le temps de s’arrêter pour réparer , ça marche quand même , je verrai ça plus tard , bonjour la conso . Verdict : mauvais branchement de la pompe à essence sur le réservoir arrière .

Après deux CP à Brive et à Montauban où une foule chaleureuse nous attendait , nous sommes arrivés dans les premières motos à Narbonne devant le camion Euromaster , pour le changement des pneus en prévision de la spéciale du lendemain . Deuxième galère : où est notre camion ? les heures passent , les motos arrivent et la queue s’allonge devant le stand .

23 :30 . Notre bahut arrive  , Francis a raté la sortie , il est allé jusqu'à Béziers . Le stress monte  car à 0 :30 nous prenons trois heures de pénalité , on n’a beau ne pas chercher un classement  , ça fout un coup au moral . Remontage express , nous passons le podium à 0 :26 , ouf , allez , tout le monde au lit .

2 janvier Spéciale de Château Lastours et 3ème galère .
Après le bordel habituel pour récupérer le carton de pointage , 34 km d’un tracé super dans la garrigue vraiment typé enduro , rien à dire , génial , par sécurité j’en garde un peu sous la poignée pour ne pas aller au tas dès le début du rallye , mais je m’amuse . A l’arrivée , surprise . Le Michelin désert Arrière touche le bras oscillant . Encore un détail pour nous emmerder .Les jantes Excell n’ont pas été correctement centrées au montage et le fait de rouler a écrasé le pneu . Ca fait une roue avec mousse en moins , les autres sont en chambres renforcées , Michelin n’a pu nous fournir des mousses ,nous nous sommes rabattus sur les Dunlop  que je déconseille d’ailleurs pour un Dakar . Allez ! tout le monde dans le camion pour mille bornes d’autoroute jusqu'à Grenade.

Arrivée dans le parc d’assistance vers 23 heures , je file récupérer les roues arrières d’origine pour le remplacement . Et encore un soir  à ne pas s’être couchés avant 1 heures du mat .

Debout à l’aube pour une spéciale de 4 km, et toujours le même bordel côté organisation pour connaître l’ordre de départ , mais tout va bien et je me tire une petite bourre .

Deuxième spéciale de la journée , raccourcie à 35 kms au lieu de 80 , dans un oued et quelques passages roulant en plaine , là le XR affiche ses limites , il guidonne vraiment , et il est même casse-gueule sur des petits franchissements ; il y a un réglage que j’ai dû foirer.

Encore un peu de goudron pour aller jusqu'à Alméria où je vais me taper une bonne séance de mécanique avant de monter dans le bateau .Damien a pété le ressort de pédale de frein , j’ai ma protection de phare qui est en miette depuis qu’Eric Bernard m’a pourri à Château Lastours et j’ai les branchements essence à refaire sur les deux XR.

C’est par hasard qu’une fois arrivée dans la cale je me retrouve à devoir attacher ma bête de course à la chiotte de Peter . Il est là devant sa bécane , il doit sûrement attendre ses mécanos , il ne fait pas les pleins lui-même ( La Châtre ) , il ne va tout de même pas ficeler sa Yam . J’essaie d’engager la conversation , sympa quoi ......... mais rien , pas de réponse ..... le Roi est muet .Il me toise d’un regard dédaigneux et j’avais comme l’impression d’être pris pour une grosse merde . Heureusement les mécanos sont arrivés , Mario chambrait dur , avec eux pas de problèmes , cools les mecs , ils ont soignés ma bécane , Sa Majesté est parti en nous ignorant.

Le Maroc , les galères continuent .

Première spéciale sur le continent Africain , les choses sérieuses commencent . Un mini calvaire, j’enchaîne gamelles sur gamelles , même à l’arrêt , je ne comprends plus rien , même mes potes ne m’ont jamais vus autant de fois par terre  ( j’ai su la raison à mon retour : vertige et perte d’équilibre dû à une perte d’audition sur une oreille, Ah ! le beau bruit du Devil )

Première grosse frayeur aussi , en pleine spéciale , sur cette piste marocaine , caillouteuse , j’aperçois l’hélico de TSO au dessus de moi ; je suis filmé ? Pas le temps de réfléchir , j’entends un putain de coup de klaxon , je fais un bond , je regarde sur le côté , j’avais l’aile d’un 4x4 presque à toucher ma jambe , la flippante totale , je dégage vite fait sur la droite pour m’arrêter en catastrophe dans les rochers , pendant que lui , mets les gazs et là impressionnant les mecs ,,,, de la poussière ....le mur ...J’ai bien fait de tout stopper . Ce jour là , je me rappelle m’être demandé ce que je foutais là .

Au bout de deux jours de recherche du mauvais réglage , j’ai fini par le trouver. Les bras de fourche étaient fixés trop hauts , il a juste fallu les descendre d’un petit centimètre et le tour était joué , je retrouvait la tenue de route digne d’un XR .

 On nous avait prévenu : « les étapes marocaines vont faire du dégâts , allez-y en promenade » et c’est ce que nous avons fait , nous avons assuré , on roulait moins vite qu’en rando .

C’est vrai que le Dakar, en Afrique , prend toute sa dimension , les bivouacs que j’avais vus tant de fois à la télé , putain j’y étais , avec le top des pilotes mondiaux . Un soir , nous avons bouffé à la même table avec Magnaldi , la veille qu’il se plante , tu vois c’est pas grand chose mais quand tu t’es tapé de la piste toute la journée ça te fait quelque chose de voir des types comme lui qui viennent prendre de tes nouvelles ,et sur le rallye c’est super il y en a plein des mecs bien : Brucy , Alphand , Castera , Morales etc ....

Chaque soir , pour nous les poireaux , c’est la course avec le temps pour gagner quelques minutes de sommeil . On bouffe , on révise les bécanes et on cherche un coin peinard pour dormir ( Nous n’avions plus de tente .....) , peinard c’est beaucoup dire , il y a toujours les groupes électrogènes qui tournent et les mécanos qui essayent les moteurs , mais pas de problèmes , tu te couches , tu dors . Le matin , je repars regonflé à bloc . Après un bon petit déj ,et en attendant l‘ordre du départ , j’enroulais mon road book , je rentrais les points GPS de la journée ,( inutile de dire que j’étudiais le parcours) , enfin je faisais tout ce que je n’avais pas eu lecourage de faire la veille au soir .

Sur la spéciale nous menant à Zouerat , j’ai fait un coup de nav  comme on dit , sans vraiment le prévoir, c’est comme ça que j’ai mis 2 heures à Mario et 4 heures à Damien . Nous roulions sur un plateau , à fond , depuis pas mal de kilomètres , Mario , 80kg de bonne volonté sur sa 400 LC4 , qui était parti devant ,  fut vite rattrapé et déposé et j’ai suivi tout simplement la direction de mon GPS sans m’inquièter du road book. Après un certain temps , j’ai réalisé que j’étais vraiment tout seul et qu’il ne fallait plus faire le con , plus de traces nul part , plus de poussière aux alentours , plus rien . Plus j’avançais , plus le paysage changeait et je commençais à gamberger sérieux. J’ai dû rouler comme ça 1 heures ou 2  Le temps m’a vraiment paru très long avant de revoir un nuage de poussière qui m’annonçait la présence d’un 4x4 , j’arrivais au CP , j’étais soulagé .
 En fait , la fin de l’étape en disait long sur ce qui nous attendait le lendemain , des bornes et des bornes en hors pistes dans de l’herbe à chameau où la solution la moins fatiguante était de rouler dans les ornières de sable mou des 4x4 , là un 400 XR c’est vraiment limite en puissance. Enfin , j’arrivais de jour et c’était le principal .

Sous les conseils de Loizeaux j’allais à l’infirmerie dès mon arrivée , à cause de saignements de nez , j’étais vraiment épuisé .Le toubib m’invita à aller prendre une douche après m’avoir dit que tout allait bien .

Une Mauritanienne nous vendait la douche 100 balles , et douche est un grand mot , en fait c’était une bassine d’eau douteuse avec une boite de conserve pour s’asperger  ,dans une pièce commune , tout le monde à poil , hommes et femmes. Bref , une arnaque , mais ça fait quand même du bien .

J’allais manger avant de préparer ma chiotte  pour les 3 jours marathon à venir . Gros contrôle donc , vidange ,kit chaîne etc. et surtout changement de la roue avant car la mousse Dunlop n’a pas tenu la longueur.

Me voilà désormais en chambre à air avant et arrière pour la suite du rallye .

22 : 30 , j’allais me coucher quand Damien arrivait , vraiment naze , il s’était tapé ça de nuit , chapeau .

8 janvier . Zouerat - El Mreiti . Départ  8 : 00

J’avais tout prévu pour ces 3 jours , dans le sac  « marathon » fourni par TSO , duvet , huile , filtres , car  se sont 3 jours sans les malles de pièces détachées . J’avais passé une bonne nuit  récupératrice , le moral au beau fixe , je commençais à prendre le rythme du rallye . La matinée se passait normalement ainsi que le début d’après-midi , de dunes en dunes , la fatigue arrivait sournoisement , tu couches la moto, tu la relèves , tu repars , tu restes tanké , tu dessables , tu apprends le désert et toujours pas de CP. Plus j’avançais , plus le sable était mou , à chaque franchissement je m’enfonçais . Il y avait des mecs partout , motos et 4x4  et pourtant droit devant , la montage où se trouvait le CP1 . Mais il y a un moment où vraiment tu n’en peux plus , trop c’est trop , la bécane était une fois de plus enfoncée jusqu’au moyeu , là j’ai dit stop , « on me la sort ou je reste là » . Des 4x4 passaient en me jetant des bouteilles de flotte que je buvais immédiatement , j’étais mort .Ce sont 5 espagnols qui m’ont sorti de ce merdier , 5 XR et nous avons rejoint le CP ensemble .Landereau arrivait juste après moi , en disant « je récupère dans la demi-heure ou j’abandonne » ....il est reparti , plus tard , pour abandonner , épuisé . Il était 16 : 30 , nous avions parcouru 162 km en 8 heures 30 , les types du CP, eux , avait mis 22 heures . Je décidais de me faire une petite sieste à l’ombre du camion , et après une bouteille d’eau et 2 guronsan je repartais. Ma bécane commençait à ratatouiller , je m’arrêtais de nouveau , pour démonter la bougie et me reposer mais apparemment  ce n’était pas la cause . Un vieux Mauritanien vint me tenir compagnie , et je lui refilais ma pharmacie , il étais heureux comme tout le papy , je repartais et le XR déconnait de plus en plus .La nuit était tombée quand j’ai vu les premières motos en panne d’essence qui jalonnait la piste , les mecs me voyant arriver reprenaient espoir mais je n’étais pas mieux loti , j’attendais aussi la panne sèche . J’offrais ma couverture de survie à un espagnol qui pleurait , le visage plein de sang , il avait froid , il était angoissé d’être seul dans cette nuit noire . Finalement , mon tour arriva . J’allumais ma lampe à éclats et je m’endormis tel quel avec casque et bottes ,sur place .Des bahuts passaient sans s’arrêter . 

Plus tard  un motard est arrivé , je me suis levé pour l’arrêter . Il avait les pleins . Il me dépanna et nous sommes repartis ensemble jusqu’au CP3 .Il était 1 heure du mat quand nous sommes arrivés , tout le monde dormait et nous avons été obligés de réveiller les mecs pour apprendre que le camion de ravitaillement était vide , il devait tout juste rester un jerrican , mais c’était suffisant pour nous deux  .Mon sauveur en katoche repris la route tandis que je préférais m’accorder quelques heures de sommeil .
4 : 30 le froid me réveilla et je repris la piste à mon tour . Au petit matin , après un arrêt pipi , ma bête de course ne voulut  plus repartir .Le soleil commençait à réchauffer le désert et ça faisait du bien . Le filtre à air étant plus que sale , je le nettoyais à l’essence , car comme un con , je n’en avait pas de rechange sur moi . Mais rien , impossible de démarrer . J’essaie sans filtre pour voir et là ça pète , je décide donc de repartir sans mousse de filtre en attendant qu’elle sèche en roulant . Dans ma tête , le rallye était de tout façon fini pour moi , il était trop tard .
Je rejoignais un camion de TSO arrêté là  avec le camion d’assitance Toyota et le 4x4 de Servia en pleine mécanique et la bonne nouvelle me tomba dessus . C’était une telle  hécatombe à l’arrière que j’avais jusqu'à midi pour arriver à El Mreiti , je n’y croyais pas , je redémarrais en chantant sous mon casque après un bon café chaud . De nouveau , je retombais dans des dunes qui n’étaient pourtant pas indiquées sur le road book mais vu le nombre de traces , cela devait être la bonne direction en tout cas c’est ce qu’affichait le GPS . Je m’arrêtais de nouveau à la hauteur d’un 4x4 en panne , le 270 , des belges , pour prendre des nouvelles . Allez , ciao et bon courage !

Une dune , puis une autre , les camions ont défoncé les passages , la merde quoi . Finalement , je m’ensable dans une putain d’ornière et je cale . Au démarrage , un petit coup de deuxième et là : la cata.

Il était dans les 10 :00 le 9 janvier .

Plus rien , plus de transmission ou plus d’embrayage , en tout cas , en rade .

Je couche la moto , je démonte pour voir la gueule des disques , mais à part une odeur de roussi , ils ont l’air correct , il reste de la garniture ,de toute manière je n’ai pas les neufs sur moi ,ils sont dans la malle : deuxième erreur. Quel bleu !
Je laissais donc ma pauvre monture seule pour aller rejoindre mes amis belges que j’avais laissés une heure auparavant . Une autre aventure allait commencer . La course était bien finie cette fois , il ne restait plus qu’à dormir en attendant les secours . Je suis quand même retourné à la moto pour redémonter une deuxième fois , pour me persuader que même à froid , il n’y avait plus rien à faire. Dans ce désert qui vous dessèche et ce vent qui soulève le sable qui se met partout , nous avons été récupérés le lendemain soir , nous étions les derniers car les plus près de l’arrivée , ces heures d’attente furent interminables , rien à bouffer et seulement 3 litres d’eau pour trois que nous économisions .
.Avec nous , les deux camions balais étaient pleins , nous étions déshydratés mais heureux de voir qu’on ne nous avait pas oubliés et seulement à 200 km du but . Arrivée à El Mreiti , la caravane du rallye n’avait laissé que les fûts d’essence, les autres camions balais nous attendaient pour un bivouac improvisé , entre nous . 

Un vieil  Entonov  12 places , nous amena à Gao  le lendemain matin , le mécano au moins aussi vieux que le zing  , dans les 70 ans , bricolait sur le train d’atterrissage avec un rouleau de scotch et une bombe de  graisse . Les pilotes , eux étaient jeunes ; des tchèques . Au moment de décoller il a fallu extraire la boite noire qui avait cramé , le vieux attacha le paquet de fils avec son adhésif sans la moindre inquiétude avant d’emballer le tout dans un sac plastique. Apparemment la routine , rien de grave . Pendant les 3 heures 30 de vol nous n’avons survolé que des dunes , impressionnant .

A Gao , on nous dit , « vous êtes en vacances , mais ne restez pas là , il y a eu des agressions , et des vols », en gros : démerdez-vous pour rentrer ! Des vols , il y en a eu au moins un : mon sac et mon duvet

 Nous avons trouvé un taxi pour le lendemain  pour Bamako à 1200 km de là pour 4000 fr , tout juste la valeur de la voiture et après 17 heures de route nous sommes arrivés dans le plus bel hôtel de la capitale , avec chambre garnie ..... de toiles d’araignée et du reste ; l’Afrique . Tous les galériens du Dakar avait échoué ici , car  Bamako a l’aéroport le plus proche pour l’Europe . J’ai appris que mes deux potes avait abandonné , et j’ai décidé de rallier Dakar pour me la couler douce en attendant l’arrivée .Quelques coups de téléphone m’ont appris que Mario m’attendait là-bas. Je prenais le premier vol pour Dakar

Nous avons passés 3 jours à suivre les étapes de cette fin de rallye à la tété de l’hôtel , à roupiller et se taper des restos , de la langouste , hum  ,avec quand même un peu les boules . Mes économies fondant comme neige au soleil , j’ai dû regagner Paris avant l’arrivée.

Fin février , j’ai récupéré ma moto à Roissy , et à sa vue j’ai failli pleurer , elle était pourtant nickel quand je l’avais laissée. Après le camion balai , les motos ont été chargées ou plutôt jetées dans des camions Mauritaniens ( ce qu’on m’a dit ) par des autochtones , vous devinez la suite.
Réservoir arrière crevé ,boîtier de filtre à air crevé et enfoncé , réservoir avant enfoncé , vol de pièces , commande Ico et levier en miettes , sabot enfoncé etc. .........ça aussi ça fait partie du rallye ,il faut le savoir .

On a vraiment tout à gagner à arriver au bout.

C était quand même une super aventure que je souhaite à tout ceux qui en rêvent , d’ailleurs si mes sponsors me suivent , je rempile l’année prochaine et je tâcherai de ne par faire les mêmes conneries.

 Alors les gars , à l ‘entrainement ! 

Amis Xristes , à bientôt sur les pistes
                  Eric Alenou N°65







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