Dakar 2010; Gilles Planson revient sur l’étape 11
« Nous sommes partis très tôt de Santiago ce matin. Comme les assistances partaient encore plus tôt que les motards, j’ai été réveillé vers 3h par les mecs qui font chauffer leurs camions… super nuit ! Nous avons de nouveau franchi la Cordillère en liaison avec une route bien différente de la première traversée. Une route en lacets interminable jusqu’au col et ensuite le passage dans un tunnel mémorable dont je ne rappelle plus le nom (tous les ouvrages d’art en Argentine ont un nom particulier) mais qui ressemblait à une descente aux enfers !
La spéciale du jour était très chouette. Je suis parti avant dernier, vu ma place d’hier, et j’ai passé mon temps à doubler jusqu’à ce que je jardine dans un rio. Petite erreur de navigation sans conséquence. Je suis arrivé au bivouac tôt, ce qui est toujours appréciable. Un bivouac planté sur une piste automobile avec le public argentin posté sur les collines surplombant le site… des vrais fans de sports mécaniques et une vraie ferveur populaire pour le Dakar !
J’ai fait les derniers changements de pneus et bib-mousses de la course. Je n’y touche plus jusqu’à Buenos Aires ! Yannick a encore cassé son support d’instrumentation aujourd’hui à 30km de la fin de la spéciale. Heureusement l’entraide est bien présente dans le coin des malles motos mais il commence à taper dans ses réserves physiques car il ne dort pas beaucoup ! Je dors peu également mais ça va. J’ai juste eu un coup de pompe en fin d’étape. Je me suis arrêté pour manger un truc et récupérer un peu. Côté pilotage, je maîtrise de mieux en mieux la KTM mais je fais très attention à ne pas tomber dans l’excès de confiance !
A demain. Gilles »
