Gilles Planson , journée de repos
« Cette journée de repos est passée vite. Ma matinée a été consacrée à la réparation de ma roue arrière crevée dans la spéciale d’hier. Ensuite je suis allé déjeuner et j’ai fait une sieste à l’ombre d’un camion. Je me suis aussi rendu dans le centre d’Antofagasta, qui est une ville peu florissante, une sorte de port industriel poussiéreux avec un peu de misère. J’y ai rencontré un étudiant chilien, Marco, chez qui j’ai pu faire ma lessive (dans sa salle de bain !) et laver ma moto devant sa porte. Marco, futur professeur et surtout fan de foot, était capable de me citer plusieurs clubs du championnat de France de L1, comme Marseille, Lyon… étonnant ! Je suis ensuite rentré au bivouac pour finir la mécanique sur la KTM. J’ai vraiment fait le minimum sans chercher à modifier quoique ce soit. Pour le moment tout va bien alors je ne vais pas commencer à « bricoler ». En parlant du bivouac, il y règne une ambiance particulière. C’est un grand rectangle entouré d’une clôture, à l’intérieur duquel les VIP peuvent entrer, dont la présidente du Chili, et en dehors duquel restent les habitants et touristes. J’ai un petit peu eu l’impression d’être une bête fauve que les gens regardent derrière les grilles…
Autre anecdote, les pilotes motos sans assistance courent pour le trophée ELF, qui récompense officieusement les meilleurs d’entre eux. A ce petit jeu, je suis deuxième du classement pour le moment, sur les 6 pilotes restants. Je ne vais pas augmenter le rythme pour autant dans la deuxième semaine. Je garde la même philosophie avec comme seul objectif d’être à Buenos Aires dans 7 jours.
Bon, il est tard, je vais me coucher ! A demain. Gilles. »
A noter que Yannick (#112) est enfin arrivé ce samedi au bivouac d’Antofagasta, 10 min avant la mise hors course, en 96ème et dernière position ! Il a confié sa moto à l’équipe de David Casteu et est parti dormir sous la tente médicale. Il est 87ème au général (sur 96 pilotes encore en course).