Etape 7: Gilles Planson revient sue sa dernière étapa
« Voilà, la première partie du rallye est bouclée. C’était mon premier objectif et je suis vraiment heureux d’être arrivé à Antofagasta. La satisfaction est d’autant plus grande que les habitués du Dakar disent que c’est une édition dure, comme il n’y en a pas eu depuis plusieurs années.
Pour en revenir à l’étape d’hier, nous avons quitté Iquique, une ville très sympa, pour attaquer par un cordon de dunes de 45km. Je me suis « tanké » 3 fois dont une fois devant le photographe Michel Maindru. « Je vais le dire à ton père » m’a-t-il lancé ! En repartant, il m’a demandé de faire une grande gerbe de sable pour la photo [ci-dessous !] et je me suis exécuté ! Une fois sorti de cet erg, j’ai fait la moitié de la spéciale avec Califano [N°120 – ancien rugbyman de l’équipe de France et correspondant pour l’Equipe TV]. On a roulé à bon rythme en s’attendant régulièrement et en s’arrêtant ensemble pour boire des coups… vraiment super sympa. Malheureusement j’ai fini par fondre mon bib-mousse arrière [la mousse increvable qui remplace la chambre à air sur les roues de motos]. J’ai dû passer en mode « tourisme » en roulant à 50km/h et laisser partir mon coéquipier du jour pendant les 150 derniers km. La fin de spéciale de nuit avec une roue arrière crevée fut compliquée et physique mais je suis arrivé à bon port et c’est bien le principal ! Ce fut une journée vraiment très longue !
Le point positif de cette journée, c’est que le cordon de dunes du départ a considérablement ralenti la course autos et camions, et nous avons pu rouler longtemps sur une piste propre avant d’être rattrapés par le pilotes de tête. A mon arrivée au bivouac, Europe 1 m’attendait aux malles motos car j’étais le premier français sans assistance (nous sommes 3 français dans cette situation encore en course, Yannick, moi et Delaunay).
Il est 9h du mat, Yannick n’est toujours pas arrivé et je n’ai pas de nouvelles. Je sais juste qu’il a cassé son support d’instrumentation avant le CP1…
Aujourd’hui, je vais me rendre en ville pour faire ma lessive et laver la moto. Je vais faire une révision rapide car aucun souci pour le moment. Je vais peut-être aller me baigner dans le pacifique avant de faire une bonne sieste. Dans une épreuve comme le Dakar, il y a beaucoup de hauts et de bas. J’essaie de ne pas subir les mauvais moments sur la piste et de profiter au maximum des moments sympathiques, à l’image de la spéciale d’hier. Si une fatigue générale est bien présente, et les mains pas mal endolories, je me sens en forme pour attaquer cette deuxième semaine de course, doucement mais sûrement.
A demain ! Gilles. »